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De la musique aussi !?

Publié le par Claude-Max Jacob

Vous y êtes ! 
Parler de musique dans une région souvent qualifiée de désert, quand on évoque la musique "traditionnelle", est un défi qu'il fallait relever. On le relève !
Vous trouverez ici tout ce qui fait le style léonard (le bon et le moins bon). Nous vous faisons part de notre expérience et notre analyse après quelques décennies de pratique aussi bien en chant, danse, musique ou collectage.
Nous espérons que vous trouverez matière pour être à votre tour passionné par notre terroir : le Léon.
 
Petite présentation
La pratique musicale n’a jamais été débordante dans le Léon c’est vrai et elle n’a pas suscité beaucoup d’intérêt parmi les jeunes musiciens dans les années 60-70 plutôt tournés vers la Cornouaille. C’est sans doute pour cela que le Léon traîne derrière lui un autre cliché : « en matière de musique, le Léon c’est un désert » et s’il n’y a pas de musique il n’y a pas de danse évidemment puisque le clergé interdisait de danser, enfin bref beaucoup de clichés au bout du compte ….    Comme pour nombre de sujets, l'ignorance est un bon support à l'imagination !
 
Peu d'instruments pour mener les danses traditionnelles, mais du chant
Le chant est le moyen le plus employé pour mener la danse. Les chanteurs sont évidemment dans la danse et la technique utilisée est l’alternance entre un soliste et le groupe. Quelques instruments ont également été utilisés : le violon, l’accordéon, la clarinette, la vielle, et parfois un couple de sonneurs. Dans l’ensemble, le tempo est plutôt modéré et le style des danses est «posé » mais elles sont dansées avec tonicité. 
Le fait que tous les danseurs participent au chant a contribué au développement d’un répertoire sobre privilégiant les paroles et les variantes sur des airs connus de tous. Le plaisir étant développé par l’adhésion de l’ensemble du groupe au chant, à la danse, et au reste …  Le cas de la danse round en est l’exemple le plus marquant. On ne danse pas pour faire «joli », on se défoule. Chaque danseur danse à sa façon, adaptant son geste à celui de ses voisins ce qui  donne à la danse une diversité et une unité tout à la fois. L’apprentissage de la danse se faisant par immersion, un équilibre s’est établi tout naturellement entre la liberté de mouvement de chacun et les impératifs liés à toutes danses collectives.